Quand le Neurofeedback peut-il aider ?

Le Neurofeedback est indiqué dans les cas présentés ci-dessous. Dans certains cas, l’expérience est grande et permet un traitement ciblé. Par contre, dans d’autres cas, la marche à suivre est plus expérimentale. Le Neurofeedback ne représente pas une méthode médicale établie / conventionnelle, il s'agit d'une méthode complémentaire. La liste n’est pas exhaustive.

 

Troubles de l’attention et de l’apprentissage

  • Difficultés d’apprentissage ou troubles de l’apprentissage
  • Peur des examens ou Stress scolaire
  • TDA ou TDAH, enfants avec troubles du comportement

Dans les cas de troubles de l’attention chez l’enfant, l’application avec succès du Neurofeedback est connue depuis longtemps (TDA, TDAH ou trouble psychomoteur). Pour ces troubles, l’efficacité du Neurofeedback est comparable à celle du Méthylphénidate (par ex. Ritaline). Contrairement aux médicaments, l’effet est maintenu après la thérapie et les effets secondaires sont évités. Il existe différents sous-types qui réagissent de manière plus ou moins bien à la thérapie.

 

L’activité des parties du cerveau responsables de maintenir l’attention lors de la résolution d’un exercice se trouve souvent réduite chez les personnes atteintes d’un TDAH. Dans un cerveau « normal », l’activité de ces régions cérébrales augmente dans ce genre de situation. Dans le cerveau d’un enfant (ou d’un adulte) avec un TDAH, il se produit exactement le contraire. D’ailleurs, plus la personne se donnera de la peine, pire sera le résultat.

 

Avec le Neurofeedback, le cerveau peut apprendre à mieux réguler les parties cérébrales en question. L’attention devient alors meilleure et pourra être maintenue lorsqu’une tâche devra être accomplie.

 

Mémoire et fonctionnement cognitif

  • Problèmes de mémoire
  • Faiblesses lors d’exercices d’écoute et de compréhension, faiblesses du langage, de la représentation spatiale (mathématiques), etc.

  

Plusieurs parties du cerveau doivent travailler ensemble afin d’accomplir des tâches comme écouter et comprendre, se rappeler, s’orienter spatialement, écrire, parler, etc. Lorsque ce travail collectif est altéré, cela peut souvent se remarquer lors d’une analyse EEG. Grâce au Neurofeedback, il est possible d’entrainer et d’améliorer la collaboration de plusieurs zones cérébrales.

 

Dans plusieurs études, une augmentation générale du quotient intellectuel (QI) a pu être constatée grâce à l’entrainement au Neurofeedback.

 

Tension, Stress

  • Angoisses, phobies, obsessions
  • Comportements obsessionnels, dépendances, troubles de l’alimentation
  • Ruminations
  • Troubles du sommeil

Lorsque le cerveau ou la pensée semblent restreints, bloqués ou non fluides, la raison peut être une sur-activation de certains circuits neuronaux. Le cerveau ne peut alors plus calmer les circuits suractivés.

 

Avec le Neurofeedback, la régulation de ces circuits peut être améliorée. Le cerveau ne reste alors plus bloqué dans cet état de sur-activation. Ceci permet d’obtenir un meilleur contrôle de ses pensées et d’être psychiquement plus stable.

 

Humeur, impulsion, Burnout

  • Dépression, humeur changeante
  • Epuisement, Burnout
  • Fatigue chronique, douleurs chroniques
  • Syndrome prémenstruel (dépression cyclique)

Ici, la cause peut être la même que lors de tension, de Stress ou d’angoisses. L’activité de certains circuits neuronaux se trouve dérégulée.

 

Maux de tête, migraines

Selon mes connaissances, la raison pour laquelle les maux de tête et les migraines apparaissent reste incertaine. Le Neurofeedback peut montrer des améliorations car souvent, ce sont des vaisseaux sanguins trop serrés qui sont responsables de migraines et maux de tête. Un entrainement de Neurofeedback visant une meilleure circulation sanguine dans le cerveau permet d’élargir ces vaisseaux responsables de la douleur.

 

Accidents, attaques cérébrales

Lorsqu’une région du cerveau est physiquement blessée, le cerveau trouve souvent un moyen de maintenir son fonctionnement. Par exemple, une zone touchée par une attaque cérébrale peut quasiment se retrouver « déconnectée » (pendant que la zone homologue de l’autre hémisphère cérébrale reprend ses fonctions). Souvent, les tissus blessés se remettent spontanément et même si la zone pourrait reprendre son travail, elle reste « déconnectée ». Le Neurofeedback permet ici de réactiver les zones déconnectées.

 

Si le trouble se trouve au niveau de la connectivité ou de la collaboration entre différentes zones cérébrales, le Neurofeedback peut amener et renforcer de nouvelles connexions.

 

Augmentation de la performance, « Peak Performance »

Le Neurofeedback est mis en place pour augmenter la performance au travail, à l’école et au sport, pour une détente profonde et pour soutenir la créativité dans des travaux artistiques.

 

L’amélioration de la performance peut, par exemple, être atteinte par le biais d’une amélioration de la capacité à se détendre. Ou alors, on peut travailler à une régulation de l’attention adaptée aux besoins (par ex. une concentration précise et focalisée au lieu d’une perception ouverte et présente). Il s’agit ici de soutenir différents états, comme ceux visés par la pratique de la méditation.

 

La NASA utilise le Neurofeedback pour les astronautes et l’armée américaine pour les pilotes de combat. Il est également connu que certaines équipes olympiques et les joueurs de l’équipe nationale italienne de football se sont préparés avec le Neurofeedback (juste avant leur titre mondial).

Il a également été démontré que l’entrainement au Neurofeedback permettait aux étudiants en musique d’augmenter significativement leur capacité d’expression musicale.

 

Le but ultime reste toujours, selon la situation, d’opter de manière flexible pour l’état le plus adapté possible.